
Montréal au mois d’août. Que c’est loin, maintenant !
Je crois que je n’ai pas le talent pour faire un récit-bilan de mes 5 mois passés à Montréal. Comme c’est mon blog et que j’en fais ce que je veux, je vais essayer de rédiger au moins mes impressions.
Montréal, au début, c’était un soleil de plomb et de hautes températures. Logée la première semaine chez l’amie d’un ami. Ensuite, un mois de collocation. Et au mois d’octobre, j’emménageais dans mon propre appartement.
Montréal, c’était aussi la découverte de l’Amérique du Nord : Les rues carrées, parallèles, perpendiculaires. Les bidons de jus d’orange de 4,8 litres. Et le Burger King.
Montréal, ça a été le fait de me rendre compte que, malgré une langue commune, on a parfois du mal à se comprendre (le fameux “accent français”).
Montréal, c’est également des allers-retours à Ikea, juste pour le plaisir d’équiper son appartement (deux changements de métro + un bus).
Montréal et son Université, située limite dans la nature, où l’on peut croiser écureuils, renards et ratons laveurs. Et mine de rien, être “loin” du centre ville, ça fait beaucoup de bien.
Montréal et ses professeurs universitaires : Différents. Et pas tous les mêmes.
Montréal et ses saisons qui défilent sous le nez : La Môme, en plein air, à la Place des Arts le 1er septembre. L’été indien, où l’on se dit qu’on a décidemment eu tort de mettre un trench parce qu’il fait trop chaud. L’hiver, les premières neiges, l’émerveillement. L’hiver, le verglas. L’hiver, la neige au sol et un soleil éclatant, et l’on recommence à espérer le printemps.
Montréal et ses habitants. Jamais je n’ai croisé de gens aussi gentils. C’est normal de faire la queue pour rentrer dans un bus, c’est normal d’aider un touriste à s’orienter, tout comme c’est normal de proposer de l’aide quand il s’agit de dévisser les pieds d’une table qui ne passe pas par la porte d’entrée.
Montréal, c’est un mode de vie relax, on ne juge pas sur les apparences (surtout pas en hiver), les gens ne ferment pas la porte à clef la nuit, chacun a sa petite vie, et tant que tu n’embêtes pas ton voisin, c’est correct.
Montréal, c’est un créateur d’amitiés.
Montréal, ce n’est qu’à six heures en car de New York City.
Montréal, c’est une personne que vous n’avez pas vu depuis 4 mois qui vous rend visite, et quand elle s’en va, vous vous demandez fichtrement comment vous avez pu vivre seul avant.
Montréal, c’est se réjouir quand 1 euro = 1,74 CAD.
Montréal, c’est la ville à laquelle j’ai consacré une année de ma vie pour y atterrir.
Montréal, c’est aujourd’hui la ville où je vis et étudie.
Montréal, ça sera fini dans 3 mois.
Montréal, l’on s’en souviendra bientôt comme un beau rêve.
Jusqu’à la prochaine fois.